Ce cahier est placé à l'entrée de la classe, ouvert à la lecture de la page du jour.
Support:
Un cahier, des pages reliées
pour assurer une continuité,
pour enchaîner au fil des pages la diversité des situations,
pour feuilleter les journées qui passent.
Le support cahier donne une promesse d’unité, de permanence dans la forme.
Contrainte :
Remplir l’espace page ni plus, ni moins,
rapidement en 5 minutes.
Cela correspond à cinq à dix phrases maximum.
L’objectif n’est pas de bien écrire, simplement écrire.
Rituel :
Ecrire une page tous les jours, en 5 minutes dans la cour de récréation,
souvent avec quelques élèves autour de moi,
à qui je peux dire le contenu en simplifiant le niveau de langage.
Lecteur :
Informer les parents du quotidien de la classe.
Échanger ses pratiques avec des enseignants.
Retour :
Ce temps d’écriture me permet de débrayer, de prendre du recul,
de dérouler ma matinée de classe avec les élèves.
Rythme :
Le journal est une musique, un refrain qui joue des variations.
L’écriture est régulière et fragmentaire.
Choix :
Il s’agit de revenir positivement,
sur un geste, un événement, un contenu
qui traduit un enseignement.
Le pratique du journal implique un effort de filtre.
Sa valeur tient dans sa sélectivité.
Le texte prend forme, comme lorqu’on retire progressivement l’argile pour créer le bol.
Sylvie Maillard
( Référence : conférence Villa Gillet -Lyon, le 02-04-2003
“ Continu / discontinu et écriture de soi “ Philippe LEJEUNE ) |